CADERNO FRANCÊS
CAHIER FRANÇAIS

ARTICLE


LA BONNE TENUE DES COMPTES EXTERNES ET DE L´INFLATION A ETE NOTABLE EN 2006

Alexandre Lintz, économiste de
BNP Paribas

LE CÔTÉ POSITIF

En 2006, on a beaucoup parlé des points négatifs de l’économie brésilienne. La faible performance du PIB a été la cible des critiques. Toutefois, d’importantes améliorations macro-économiques ont eu lieu dans le pays en 2006. L’amélioration des comptes externes et l’évolution de l’inflation a été notable au long de 2006 ce qui permettra un scénario plus favorable pour 2007.

Les récentes données des comptes externes confirment la solidité de la balance des paiements brésilienne. Le compte courant (qui inclut le flux international des biens, revenus et services) se maintient positif, cumulant un excédent de 1,5% du PIB la dernière année. Et le compte capital – qui inclut les flux d’investissements dans le capital d’entreprises et titres de revenu fixe – a présenté un surprenant flux positif de 1,7% du PIB.

Un flux total de l’ordre de 3,2% du PIB (30 Mds de US$) mènerait le Real à des paliers beaucoup plus appréciés, mais la Banque Centrale du Brésil a lutté pour éviter cela, intervenant avec force sur le marché du change. Les achats quotidiens du dollar sur le marché de change par la BC ont élevé les réserves internationales à 85 Mds de USD. Quelle est la principale implication d’une telle robustesse de la balance des paiements? La réponse est la stabilité du change. Nous avons projeté un taux de change en R$/US$ à 2.10 pour décembre 2007.

Le pays testera des niveaux d’intérêts très bas les prochaines années et l’amélioration de la balance des paiements a un rôle important dans ce processus. Un risque plus petit de dépréciation du change signifie une balance plus favorable des risques d’inflation. De plus, d’autres importantes améliorations structurelles ont eu lieu en 2006. C’est la première fois depuis l’implantation d’objectifs de l’inflation, que celle-ci est pour l’année prochaine (4,5%) inférieure à l’inflation en cours (3%), c’est-à-dire, il n’est pas nécessaire de réduire l’inflation dans l’économie. De plus, c’est la première fois que l’expectative de l’inflation pour les prochaines années (2007 de 4,06% et 2008 de 4,20% selon l’enquête hebdomadaire de la Banque Centrale) sont au-dessous des objectifs.

Un tel mélange de facteurs permettra que le pays avance progressivement vers un taux d’intérêt plus “normal’’. Nous projettons un taux SELIC de 10,50% à la fin de 2007. L’année 2006 n’a pas été si mauvaise. L’économie a peu augmenté, mais s’est stabilisée. Et l’extension du processus de flexibilité monétaire sera le fruit principal de ce processus. Cela sera un facteur favorable pour l’environnement des affaires en 2007’’.

CADERNO FRANCÊS
CAHIER FRANÇAIS

PROSPECTIVE


DES DESACCORDS PROFONDS
SUR LES MESURES A PRENDRE
POUR RELANCER L´ECONOMIE

Robert Appy,
journaliste

EN ATTENDANT LES MESURES…

En terminant son premier mandat, le président Luiz Inácio Lula da Silva n’avait pas caché son intention de réaliser dès qu’il serait réélu une profonde réforme politique ainsi que présenter son programme économique pour relancer l’économie après quatre ans de stagnation. Après trois mois de son élection, on sait toujours pas quelle réforme politique il prétend faire et moins encore son programme économique dont l’annonce est sans cesse repoussée.

Le ministère ne sera définitivement formé qu’après les élections des présidents de la Chambre des Députés et du Sénat: pour l’instant la grande majorité des ministres ont été maintenus à leur poste sans qu’on sache pour combien de temps prévaudra cette décision. Cette situation crée un climat d’inquiétude sachant qu’il existe une très grande division entre les membres de l’équipe économique qui s’est déjà traduite par la démission de hauts fonctionnaires qui pourra s’amplifier dans les prochains mois.

Il ne s’agit pas de querelles personnelles mais bien davantage d’une manifestation d’un désaccord profond sur les mesures à adopter pour relancer l’économie et permettre au Brésil d’avoir un taux de croissance proche de celui des autres pays émergents. Le gouvernement de Lula est convaincu de la nécessité d’augmenter les investissements publics dans l’infrastructure et ceux du secteur privé pour répondre, sans pression inflationniste, à la forte augmentation de la demande qui s’est vérifiée au cours du premier mandat de Lula grâce à une expansion du crédit à un taux d’intérêt moins élevé et une politique sociale qui a permis de réduire la pauvreté et l’inégalité mais qui jusqu’à présent n’a pas permis aux populations assistées de pouvoir vivre de leurs propres moyens.

Si la poursuite d’un excédent budgétaire primaire a été couronnée de succès (sans toutefois permettre une réduction de la dette interne en relation au PNB), c’est à travers une forte augmentation de la charge fiscale (qui réduit la capacité d’épargne des entreprises) et en sacrifiant les investissements publics sans réduire les dépenses courantes. Partant de cette analyse évidente, certains membres de l’équipe économique considèrent indispensables réduire ses dépenses courantes pour permettre de disposer de ressources suffisantes pour financer les investissements publics et réduire la charge fiscale pour permettre au secteur privé d’investir.

Cela suppose qu’on réalise progressivement une réforme de la Sécurité Sociale – dont Lula se refuse à entendre parler – et qu’on fixe un réducteur croissant chaque année pour les dépenses courantes en même temps qu’on réduirait les impôts. Telles exigences ne sont pas du goût du président de la République et moins encore de son parti.

Dans cette perspective, on peut se montrer préoccupé de l’évolution des Finances Publiques dans les prochains mois d’autant plus que le gouvernement a cédé à la pression des syndicats pour fixer un nouveau salaire minimum qui augmente le déficit déjà très élevé, de la Sécurité Sociale.

Il semble que les mesures économiques préparées par le gouvernement se limitent à un Programme d’Accélération de la Croissance (PAC) qui présenterait une liste d’investissements prioritaires dont les ressources auraient pour origine une réduction de l’excédent primaire.

On peut prévoir une élévation du déficit budgétaire ce qui explique la démission du Secrétaire Général du Trésor. L’augmentation de la dette interne pourra se traduire par des difficultés pour obtenir de nouveaux prêts à l’étranger dans une période où la demande externe pourra ne pas être aussi favorable que dans les deux dernières années.

    
    
     




   
   
     
     
      

CADERNO FRANCÊS
CAHIER FRANÇAIS

IMAGES DU BRÉSIL | PANTANAL


RESULTAT DE LA COMBINAISON D'UN ECOSYSTEME VARIE, LE PANTANAL MATO-GROSSENSE EST L'UNE DES REGIONS BRESILIENNES OU SE CONCENTRE LE PLUS GRAND NOMBRE D'ESPECES ANIMALES ET VEGETALES AU METRE CARRE

   
 Nº 280
Janeiro 2007
 
 
  Tour de France

PARADIS ÉCOLOGIQUE

Des paysages de végétation native se mêlent au vol et au chant des oiseaux exotiques pour créer un des décors les plus parfaits de la nature. Situé entre les états de Mato Grosso et Mato Grosso du Sud, dans la Région Centre-Ouest du Brésil, le Pantanal Mato-Grossense est la plus grande plaine inondable du Continent Américain (133.465 Km2), résultat de la combinaison d’un écosystème varié – formé de savane, d'étangs, de forêt amazonienne et atlantique – et de cycles abondants ou insuffisants de pluies et températures élevées.

En plus d'une concentration de 1.700 types de plantes, la région réunit actuellement la plus grande quantité d’animaux au mètre carré du Brésil, ce qui enchante et attire les touristes du monde entier. La faune la plus riche des Amériques est composée d’environ 650 espèces d’oiseaux différentes, 260 de poissons, mille de papillons, 80 de mammifères et 50 de reptiles avec plus particulièrement le jabiru, l'alligator, l'anaconda, le toucan, le capivara et le jaguar.

Le Pantanal s'étend aussi sur deux autres pays – la Bolivie et le Paraguay – se divisant en deux régions. Le Pantanal Sud est la région la plus recherchée par les visiteurs qui séjournent généralement dans des hôtels-fazenda à l’accès facile. L’autre partie, appelée le Pantanal Nord, est pratiquement inexplorée. Sa principale attraction est la Transpantaneira, voie de terre qui court sur les eaux où les capivaras, alligators et nandous se promènent librement. Dans cette région se trouve aussi le Parc National du Pantanal, une zone sauvage, réservée uniquement aux recherches scientifiques.

La forte influence des périodes de pluie sur le comportement de la flore et de la faune est l’une des principales et plus curieuses caractéristiques de la région, orientant les suggestions des circuits touristiques. De décembre à mars, par exemple, les eaux augmentent le volume des rivières qui inondent la plaine. Pendant que la végétation devient verte et exubérante et que les plantes aquatiques commencent à fleurir – idéal pour celui qui cherche à connaître la flore locale –, les animaux migrent vers les zones non inondées, à la recherche de terre ferme.

Mais c’est à la fin de l’époque des pluies, entre juin et octobre, que le paysage de la région se transforme à nouveau et devient plus attrayant pour les touristes. Les eaux de centaines de rivières baissent et s’étalent dans la plaine, formant des baies et des lacs d’eau douce, et les animaux retournent sur les lieux. La recherche d’aliment dans les baies, salines et rives des rivières révèle les belles espèces existantes dans le Pantanal, la décrue étant le meilleur moment pour les apercevoir. Des animaux typiques de la savane comme le cerf du Pantanal, le cerf de la savane, le tapir, le paca, le loup à crinière et le fourmilier géant se concentrent en grand nombre à proximité des rivières, ainsi que les oiseaux qui font des nids dans les arbres aux alentours.

Croyance régionale – Pour vérifier de près toute la diversité de région, il faut aimer l’aventure. L’accès à ces endroits se fait généralement par bateau, mais c'est à cheval que le visiteur peut atteindre des endroits pratiquement inaccessibles pour voir un animal. Celui qui recherche la tranquillité ne doit pas manquer ce circuit écologique. La pratique de la pêche dans les rivières est très courante, car on y trouve des espèces variées telles que: corumbata, pacu, cascudo, pintado, daurade, jaú, piranha, entre autres. La préservation des rivières et de leurs habitants est réalisée au Pantanal au moyen de la pêche sportive (pêcher et relâcher).

En plus des poissons, l’alligator est un autre habitant des eaux du Pantanal qui provoque la curiosité des touristes. Mais le rêve de tout visiteur est sans doute de photographier
le plus difficile des animaux du lieu – le jaguar. L’espèce est si
rare à voir qu’il existe plusieurs croyances à son sujet.
A cause de ce mythe, les enfants du Pantanal n’ont pas le
droit de sortir de chez eux le soir.

 
  Matéria de Capa    
  Gastronomia    

  Propriedade
 
Intelectual

   
  Cultura    
      
  Editorial  
  Notas
   
  Câmara Destaque    
  Perspectivas    
  Ações do Bem    
  Governança
  Corporativa
   
  Caderno Francês    
  Registro de Viagem    
     
     
      
   
   
     
     
     
     
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
 
 
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
 
 
     
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
 
EDITORA CONTEÚDO
Tel.: (11)3898-0195
Fax: (11) 3062-7319
www.conteudoeditora.com.br