CADERNO FRANCÊS
CAHIER FRANÇAIS

ARTICLE


GRACE A UNE CONJONCTURE INTERNATIONALE ASSEZ FAVORABLE, IL EST POSSIBLE DE SURPASSER L´HISTORIQUE VULNERABILITE EXTERNE BRESILIENNE

Octavio de Barros, directeur de Recherche Macro Economique de la Banque Bradesco

UNE PHASE DE TRANSITION

Le Brésil traverse une phase de transition d’une économie fermée vers une économie plus ouverte. L’économie continue relativement fermée du point de vue des barrières douanières, néanmoins grâce à l’appréciation du taux de change, nous avons aujourd’hui beaucoup plus de secteurs exposés à une concurrence internationale. Ce récent processus d’ouverture de l’économie résulte des progrès significatifs des indicateurs de vulnérabilité externe. Grâce à une conjoncture assez favorable aussi bien du point de vue de la demande mondiale que du point de vue de la liquidité internationale il a été pratiquement possible de surpasser l´historique vulnérabilité externe brésilienne. Seulement au cours des derniers 24 mois, la Banco Central et le Trésor national sont intervenus sur le marché de change (y compris les produits dérivés) pour une valeur de l´ordre de 120 milliards de USD.

Cela signifie qu’il a été possible d’annuler la dette externe nette du secteur public brésilien, d’annuler la dette interne indexée au change et d’amortir une part majeur de la dette externe du secteur privé. Pour cette raison, les besoins de financement externe du Brésil ont diminué de façon substantielle et les indicateurs de solvabilité avoisinent ceux atteint par le Mexique en mars 2000 lorsque ce pays a atteint le “degré d'investissement”.

Pratiquement, cela veut dire que le taux de change requis aujourd´hui, pour faire face aux exigences de la balance de paiements, sera longtemps valorisé plus que le taux de change que le Brésil était obligé de maintenir dans le passé lorsqu' il s´agissait d´une espèce de dépendance nécessaire de devises. Les indicateurs de solvabilité externe ont réévalué le risque pays, faisant que le taux de change réel a trouvé un nouveau seuil qui probablement perdurera au long des prochaines années. A mesure que le pays gagne la confiance des créanciers et des investisseurs, les marges de dévalorisation du real se réduisent.

Cette phase de transition sous-entend que les secteurs ‘’tradeables’’ exportateurs (à l’exception de ceux qui ont un indice élevé de composants importés et de commodities) sont particulièrement affectés par une perte considérable de rentabilité. Par ailleurs, les secteurs ‘’non-tradeables’’ (services, commerce, infra-structure, etc.) avec les activités industrielles qui se destinent essentiellement au marché intérieur de consommation gagnent désormais une plus grande importance dans l’économie brésilienne. En d’autres termes, grâce aux forces gravitationnelles évitant la dépréciation du real, le combat de l’inflation favorise un plus grand pouvoir d’achat des salaires qui permet la chute tranquille des taux d’intérêts, l’expansion du crédit et un marché de consommation dynamique. Toutes proportions gardées, c’est comme si nous rentrions dans une phase semblable a celle du début du Plan Real (1994-1998), sans les contraintes de vulnérabilité externe et fiscale de cette époque.

L’unique façon de mitiger les douleurs de cette phase de transition pour les secteurs exportateurs, serait de réaliser les réformes qui permettraient la réduction de la charge fiscale et diminueraient les coûts d’une infrastructure qui a besoin d´un renouvellement urgent. Pour être compétitifs, il est indispensable de réaliser des réformes structurelles car on ne pourra pas compter sitôt sur le taux de change.

CADERNO FRANCÊS
CAHIER FRANÇAIS

PROSPECTIVE


LA QUESTION EST DE SAVOIR COMMENT LULA EXERCERA CE SECOND MANDAT QUI EN PRINCIPE EST TOUJOURS PLUS DIFFICILE QUE LE PREMIER

Robert Appy,
journaliste

QUI GOUVERNARA LE PT DESORMAIS

Le résultat des élections présidentielles au second tour n’a présenté aucune surprise si ce n’est que le candidat de l’opposition a perdu des voix en relation au premier scrutin: non seulement il n’a pas profité du transfert des voix des autres partis, comme il a perdu celles qu’il avait conquises antérieurement Il s’agit certainement d’un effet des sondages qui ont conduit quelques-uns de ses électeurs à l’abandonner. Le président Luiz Inácio Lula da Silva avec 60,83% des votes valides assume son second mandat de quatre ans avec un appuie incontestable des électeurs.

La question est de savoir comment il exercera ce mandat et s’il aura la force de résister à la majorité des membres de son parti qui ouvertement ont critiqué sa politique économique libérale qui a eu pour conséquence une médiocre croissance. Immédiatement après la divulgation des résultats des élections, son ministre des Relations Institutionnelles a osé proclamer «la fin de l’ère Palocci.» Palocci était son premier ministre des Finances qui a personnifié cette politique orthodoxe défendue par le président de la Banque Centrale, Henrique Meirelles. Lula a immédiatement démenti cette déclaration annonçant qu’il prétendait continuer à l’appliquer conscient que sa victoire aux élections était due en grade partie au contrôle de l’inflation. Il a par la suite, renouveler sa confiance au président de l’Institut d ‘Emission qui dans les derniers mois de la campagne électorale a fortement assoupli sa politique monétaire.

Il est évident qu’il existe une grande division dans le Parti des Travailleurs entre “pétistes” et ceux qu’on peut dénommer “lulistes”.

On ne peut pas oublier qu’à sa première élection Lula avait assumé des compromis qu’il a respecté. Tout laisse croire qu’il en sera de même pour son second mandat. L’indication de son ministre des Finances et du maintien du président de la Banque Centrale sera un test important. Il faut toutefois rappeler que lors de son premier mandat, il a fait ces nominations seulement quelques jours avant d’assumer la présidence.

Lula s’est engagé à suivre une politique qui permettra un développement plus élevé et a fait un appel à l’opposition pour l’aider à atteindre cet objectif, appel qui jusqu’à présent n’a guère eu d’échos dans les partis de l’opposition. Il semble que Lula n’a pas conscience des difficultés qu’il devra affronter et qui ont pour origine les « générosités électorales » des derniers mois. Le Brésil ne peut pas continuer à avoir une croissance, de ses dépenses courantes, due en grande partie à sa politique sociale et en particulier pour la Sécurité Sociale qui exige une profonde réforme qui touche aux droits acquis. D’autre part le climat international sera bien différent de celui dont il a profité (mal) dans les derniers quatre ans. Une réforme politique fait partie des intentions de Lula dès qu’il assumera son second mandat mais qui devra atteindre certains privilèges, inclus dans son propre parti.

Son prédécesseur. Fernando Henrique Cardoso a pu vérifier que le deuxième mandat est plus difficile que le premier. Lula pourra affronter un autre problème, celui de la division interne de son propre parti et de la naissance, après ces dernières élections de partis plus à gauche que le PT qui pourront se traduire par une débandade à l’intérieur du PT.

    
    
     




   
   
     
     
      

CADERNO FRANCÊS
CAHIER FRANÇAIS

IMAGES DU BRÉSIL | RIO GRANDE DO NORTE


DES PLAGES PARADISIAQUES, DES DUNES DE SABLE BLANC, DES FALAISES ET DES RECIFS FONT DE L'ETAT RIO GRANDE DO NORTE L'UN DES PLUS INOUBLIABLES PORTRAITS DU BRÉSIL

   
 Nº 279
Nov/Dez 2006
 
 
  Tour de France

DU SOLEIL TOUTE L'ANNÉE

Cse sont 399 kilomètres de côtes – formées de piscines naturelles, de dunes de sable blanc, de cocoteraies exubérantes et avec du soleil toute l’année – qui font de l’état Rio Grande do Norte l’une des principales cartes postales du Brésil, permettant d’aller à la rencontre des beautés exotiques de la région nord-est du pays. Outre les beaux paysages, l’état offre des attraits culturels, gastronomiques et des diversions à partir de sa capitale, Natal, point de départ à l’accès aisé vers le nord ou vers le sud. Fondée le 25 décembre 1599 et appelée Cidade de Santiago, la ville portera plus tard le nom Natal à cause de la coïncidence de sa date de fondation avec la fête chrétienne de la naissance de Jésus.

Pour comprendre de quelle façon la ville se développa et évolua, il suffit de connaître le Fort des Rois Mages – son lieu d’origine – et parcourir le centre historique. Le fort, construit en 1598 pour protéger la côte brésilienne des invasions, se trouve exactement à l’endroit où la rivière Potengi rejoint la mer, ce qui permet d’apercevoir au loin les dunes de sable blanc de Genipabu.

Non loin de là, le centre historique et le quartier de la Ribeira ont une architecture riche en demeures et églises centenaires, comme celle du Rosário, construite par les esclaves en 1714. Mouvementé, le Centre de Tourisme de Natal, qui se trouve dans le quartier de Petrópolis, regroupe tous les matins le meilleur de l’artisanat du Nordeste et se transforme les jeudis soirs en bal de “forro” (musique typique de la région) pour les touristes.

Le soleil fort, une des principales caractéristiques de la région, fait que la température moyenne est de 28ºC, adoucie par une brise constante. Parmi les principales attractions touristiques, Natal réalise annuellement le plus grand Carnaval hors saison – le Carnatal – qui a lieu en décembre. Aux alentours de la ville, les touristes peuvent aussi visiter les Plages de Ponta Negra (côte sud), avec ses kiosques de poisson frit, crabes et huîtres, et celles de la Redinha (côte nord), lieu de rencontre des eaux de la rivière Potengi avec la mer.

A 85 kilomètres au sud de la capitale se trouve la Plage de la Pipa, synonyme de paradis. Dans un décor de forêt atlantique, la région est connue principalement pour la Baie des Dauphins, située à la Plage du Madeiro, qui, en plus d’offrir une incroyable vision de la mer, reçoit quotidiennement la visite de dauphins. Un autre point intéressant de la Pipa est la Plage de l’Amour, la préférée des surfeurs. En forme de coeur, l’endroit a déjà été le point de rencontre de nudistes.

Le soir, les bars de la Pipa s’animent sur des rythmes divers allant du rock aux rythmes des Caraïbes, et les restaurants proposent des variétés de la gastronomie internationale et des plats typiques du Nordeste.

Toujours au sud, à 21 kilomètres du centre de Natal, la Plage de Cotovelo peut être rejointe par la Route du Soleil. Formée de falaises et excellente pour se baigner (uniquement lors de la marée basse), cette plage bénéficie d’une bonne structure de restaurants et pousadas, lieu idéal pour se reposer.

Près de Cotovelo, particulièrement dans la ville de Pirangi, se trouve le plus grand anacardier (arbre qui produit la noix de cajou) du monde, le Cajueiro de Pirangi. Avec 8.400m2 de surface, ce qui correspond à un ensemble de 70 arbres de taille normale, l’anacardier âgé d’environ 100 ans figure au Guiness Book. Une anomalie provoqua la croissance désordonnée de l’anacardier; ses fruits – estimés entre 70 et 80 mille par an – peuvent être consommés par les visiteurs. Sur le même terrain, un anacardier de taille normale permet d’avoir une idée de sa magnificence.

Caraïbes brésiliennes – Le voyageur qui continue au nord de Natal trouve à 25 kilomètres, dans la ville d’Extremoz, une des promenades les plus émouvantes de l’état Rio Grande do Norte. Avec des dunes immenses et mouvantes et un lac d’eau douce, Genipabu attire les touristes du monde entier.

L’aventure de Genipabu se passe de façon très simple, avec la pratique du “ski-fesses”, où les participants descendent des dunes sur des planches en bois pour se jeter dans le lac, et d’une manière plus attrayante, avec la promenade en Buggy, qui peut se faire dans les dunes “avec émotion” (descentes rapides) ou “sans émotion” (descentes légères) au gré du voyageur. Ces promenades peuvent être réalisées uniquement par des professionnels agréés, veillant ainsi à la sécurité du touriste et du propre lieu qui est une propriété privée.

Au contraire de Genipabu, le paysage de la plage semi-désertique de Caraubas réserve un climat de paix et de tranquillité. La beauté des cocoteraies et la mer aux eaux claires et calmes de ce village de pêcheurs font de cet endroit un lieu idéal.

Un peu plus éloigné de Natal (60 km), Maracajau est connue comme “les Caraïbes de Rio Grande do Norte”, en raison de ses eaux cristallines et ses récifs de coraux à 7 kilomètres de la côte, qui abritent des centaines d’espèces de la faune et flore océanique. Avec une grande infrastructure, Maracajau possède un complexe touristique Ma-Noa, formé de piscines, d’un parc aquatique et de restaurants. Idéal pour la pratique de la plongée, que ce soit le snorkeling (avec masque, tuba et palmes)
ou juste un baptême de plongée, la région abrite une énorme variété
de poissons ornementaux, des raies, des langoustes,
des algues, des mollusques et des poulpes.

 
  Matéria de Capa    
  Entrevista    
  Negócios    
 Gastronomia    
      
  Editorial  
  Notas
   
 Câmara Destaque    
  Ações do Bem    
  Artigo Attilio Gorini    
  Caderno Francês    
  Registro de Viagem    
     
     
      
   
   
     
     
     
     
     
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
     
 
 
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
     
     
       
       
 
 
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
       
 
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